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Maison de la Nature

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 15:02

Et si la sortie de crise financière passait par la protection de l’environnement ? C’est ce que plusieurs économistes affirment et qui se traduit en chiffres. D’après de nombreuses études sur le sujet, la création d'emplois dans "l'économie verte" est une source d'espoir pour les pouvoirs publics.

 


Selon l’Organisation Internationale du Travail (OIT). "La conversion à une économie plus respectueuse de l'environnement pourrait générer de 15 à 60 millions d'emplois supplémentaires à l'échelle mondiale au cours des vingt prochaines années et sortir des dizaines de millions de travailleurs de la pauvreté. Au moins la moitié de la main d'œuvre mondiale, c'est-à-dire l'équivalent de 1,5 milliards de personne, sera "affectée par la transition vers une économie verte ».

 

L'agriculture, la sylviculture (forêts), la pêche, l'énergie, l'industrie manufacturière à forte intensité de ressources, le recyclage, la construction et les transports seront les secteurs les plus importants. De plus, "le développement écologique ne détruit pas l'emploi, comme on le dit souvent. Au contraire, s'il est bien géré, il peut déboucher sur de nouveaux emplois", a déclaré le directeur général du Bureau international du travail Juan Somavia dans un communiqué. Selon la Commission européenne les seules énergies renouvelables pourraient créer jusqu'à cinq millions d'emplois dans l'UE d'ici 2020.

 


Même si la création d'emplois verts dépend de l'implication des pouvoirs publics et des entreprises et que le contexte actuel avec des négociations internationales qui patinent et plusieurs pays embourbés dans une crise financière qui n’en finie plus, "ces bons résultats ont une chose en commun : la reconnaissance que les défis environnementaux et socio-économiques doivent être abordés de manière globale et complémentaire", indique le rapport.

 


La création d’emploi pourrait être encore plus forte dans les pays émergents où le remplacement des technologies devenues aujourd’hui obsolètes pourrait créer des dizaines de milliers d’emploi. En France, la rénovation énergétique de centaines de milliers de logement pourrait là encore permettre la création de nombreux postes à tous les niveaux confondus.

 

Le cas de l'Allemange

 


A titre d’exemple, "De 1999 à 2003, l'Allemagne a mené une réforme fiscale écologique dans le but de faire baisser les émissions de CO2 et de promouvoir la création d'emplois et l'innovation". Grâce à une politique incitative en faveur des énergies renouvelables, "le nombre d'emplois dans [ce] secteur a plus que triplé entre 2002 et 2010 pour atteindre 370.000. Les effets nets (en équilibre général) sur l'emploi sont cependant difficiles à apprécier, compte tenu des destructions d'emplois dans les secteurs en déclin. Le poids des énergies renouvelables a plus que triplé en dix ans : en 2010, elles représentaient 10 % des approvisionnements en énergie primaire et constituaient la troisième source d'électricité du pays". L'OCDE souligne néanmoins que le rapport coût efficacité de telles mesures et les coûts supportés par les consommateurs font aujourd'hui débat.

 

Pour finir "selon certaines estimations, le secteur des biens et services environnementaux (défini au sens large) pourrait enregistrer une croissance d'environ 7,7 % par an pour atteindre un chiffre d'affaires de 300 milliards d'euros en 2020, apportant ainsi une importante contribution à la croissance économique et à l'emploi".

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Publié par Conseiller Energie LNE
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