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INFO->ÉNERGIE

Maison de la Nature

11 rue Jauvion

87000 Limoges

05.55.14.88.42

eie-lne@orange.fr

11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 16:54

L’avenir de l’énergie solaire photovoltaïque est encore à l’heure actuelle suspendue aux aides de l’état pour pérenniser un cadre juridique et économique stable nécessaire à la maturation d’une filière.  

  

Effet d’aubaine 

  

Les états littéralement débordés par le succès de leurs régimes d’aides, commencent à revoir leurs copies. L’Italie a revu à la baisse ce mois ci son dispositif de soutien au solaire, après la France, l’Allemagne, l’Espagne et au Royaume-Uni, qui ont déjà raboté ou suspendu leurs mesures incitatives. Le crédit d’impôt en France est de 11% sur le matériel cette année contre encore 22% l’an dernier et 50% il y a 2 ans. Pourtant, une telle baisse est « normale » une fois la filière lancée, ce qui n’est pas forcément le cas en France et la baisse est intervenue de façon brutale.

 

Volonté politique en baisse, crise économique, manque de savoir faire de certains artisans, démarchage excessif, pratiques commerciales abusives… Tous ces éléments ont entrainé le désamour de la population pour cette énergie. Elle reste pourtant très intéressante notamment pour la décentralisation de la production d’électricité, pour les réductions de pertes en ligne, pour la lutte contre le réchauffement climatique ainsi que pour la réappropriation par la population de leurs besoins énergétiques. Cet effet de balancier brutal entraine une purge du secteur qui laissera beaucoup d’artisans sur le carreau mais qui assainira aussi certainement la filière ne pouvant faire face à une croissance exponentielle. Elle permettra également l’émergence des sociétés les plus sérieuses et celles qui auront réalisé des efforts d’investissement dans la recherche et dans la baisse des coûts de production ou d’installation.

 

La « rentabilité » toujours au rendez vous

 

Parallèlement aux aides et à leur fluctuation, la production mondiale de panneaux s’est elle aussi emballée. La capacité mondiale de fabrication de panneaux solaire a atteint 55 GW en 2011, soit près du double de la demande totale, faisant chuter les prix de vente. Ainsi, même avec une baisse des aides et des tarifs de rachat, la production d’électricité renouvelable photovoltaïque est toujours rentable (de l’ordre de 10 ans).

 

Type et puissance de l’installation

01/04/2012 au 30/06/2012 nh

 

Résidentiel

Intégration au bâti

[0-9kWc]

37,06

 

[9-36kWc]

32,42

 

Intégration simplifiée au bâti

[0-36kWc]

20,35

 

[36-100kWc]

19,34

 

La Chine est aujourd’hui le principal producteur de panneaux photovoltaïque dans le monde. La baisse des prix est majoritairement due aux innovations technologiques et aux « effets de taille » et non à la mauvaise qualité des panneaux. De plus, l’essentiel de l’équipement de production et certaines matières premières utilisées (silicium, verre…) sont européens. Enfin, la conception, l’installation et la maintenance des panneaux créent, au bout du compte, plus d’emplois dans les pays de destination que dans celui de leur fabrication, elle-même très automatisée. L’Europe compte tout de même instaurer un tarif de rachat spécifique préférentiel pour les panneaux entièrement fabriqués en Europe afin de préserver son marché et ses emplois.


L’innovation

 

Même si à l’heure actuelle le marché est plutôt morose, les industriels parient sur une reprise de la croissance du secteur grâce aux différentes réglementations thermiques 2012 et surtout 2020 (BEPOS). En effet, à cette échéance, tous les nouveaux bâtiments devront produire plus d’énergie qu’ils n’en consomment, et cela ne sera possible qu’en ayant recours à l’électricité photovoltaïque. Aussi, la parité réseau, c’est à dire l’équilibre en le coût d’un kWh photovoltaïque et nucléaire par exemple, devrait intervenir d’ici à 2016. Ainsi, le photovoltaïque sera définitivement une énergie compétitive sans aide de l’état sur le marché de l’énergie.

 

Les industriels redoublent d’innovation pour faire face aux exigences esthétiques, économiques et énergétiques toujours plus pointues. Ainsi, la plupart des matériaux (tuile, ardoise, métal, étanchéité) intègrent des systèmes photovoltaïques. Il existe également des cellules photovoltaïques encapsulées dans des tuiles de verre, qui permettent la réalisation de toitures complètement photovoltaïques. Un procédé qui allie performance technique, sécurité et esthétique.


Beaucoup se penchent également sur la récupération de la chaleur produite par les toitures photovoltaïques. Cela à 2 avantages : en captant la chaleur, on abaisse la température des cellules ce qui améliore leur rendement (jusqu’à 10%). En effet, la température idéale de fonctionnement pour le photovoltaïque se situe aux alentour de 25°C. Ensuite, cette chaleur peut être utilisée pour le chauffage ou la production d’eau chaude sanitaire couplée à une VMC double flux ou une pompe à chaleur par exemple. 


Autre innovation : des modules souples triple jonction assurant étanchéité et production électrique dans des conditions d’inclinaison traditionnellement moins favorables. Ils se démarquent des panneaux rigides par un rendement supérieur dans des conditions d’ensoleillement moins favorables. Ces couches d’étanchéité peuvent même assurer 3 fonctions en ajoutant l’isolation ! De plus en plus de société proposent pour les toits plats des solutions photovoltaïques assurant étanchéité, production d’électricité et isolation de la toiture en rénovation comme en construction.


L’effort se situe également dans la recyclabilité des module avec plusieurs initiatives dont celle de PV Cycle. Le but est de récupérer et de recycler 100% des panneaux en fin de vie afin de réintégrer les matériaux à plus de 90% recyclables et de neutraliser les substances nocives.

 

Pour tout renseignement Espace Info Energie 05.55.14.88.42

 

 

 

 

 

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Publié par Conseiller Energie LNE
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