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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 14:40

Le 30 Mai 2012 s’est tenue dans la discrétion la conférence de l’ASPO à Vienne en Autriche, société savante co-fondée en 2002 par deux géologues reconnus internationalement pour leurs travaux sur la fin du pétrole. Selon cet organisme, la production de pétrole - non conventionnel inclus - est entrée depuis 2005-2006 dans une phase de plateau instable. En effet, près de 45% des plus grands champs pétroliers de la planète faiblissent et la taille moyenne des puits est en diminution.

 


Depuis plusieurs années, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) est obligée de revoir ses prévisions à la baisse. En 2004, elle annonçait que la production de pétrole atteindrait 121 millions de barils par jour en 2030. Or celle-ci stagne aujourd'hui autour de 85 millions de barils par jour. Ainsi, les nouvelles prévisions pour 2030 tablent sur une production constante, mais sur la base de ressources qui restent à découvrir. Entre temps, et malgré des technologies de plus en plus complexes, couteuses et dangereuses, il est probable que la courbe du pétrole brut aura commencé à décroître. L’écart entre les découvertes réelles, l’augmentation de la consommation issue des pays émergents et la production en diminution sera important et entrainera le monde dans une période très instable. Selon le physicien américain Robert Hirsch, ancien directeur de la prospection pétrolière chez Exxon, ce décrochage pourrait avoir lieu autour de 2013-2015. A partir de cette date le plateau instable des énergies fossiles arrivera à son terme, et entamera une décrue de 5 à 7% par an.

 


Même s’il est très délicat et couteux d’obtenir des compagnies pétrolières des informations claires et précises sur les ressources réelles dans champs pétroliers en exploitation, les signes alarmants qui s’accumulent ne trompent plus personne. Les effets sur l’économie mondiale seront immédiats et très lourds tant notre dépendance à ces énergies est forte. D’après l’association, les tensions seront comparables à celles qui ont accompagné les chocs pétroliers de 1973 et de 1980 à ceci près que, cette fois, il s'agit d'une évolution géologique irréversible et non pas d'une décision provisoire des pays de l'OPEP de fermer les robinets.

 


Que se passerait-il si l'ASPO avait raison ? Comment les sociétés réagiront-elles si elles sont plus rapidement confrontées que prévu par les institutions officielles à une flambée du prix du baril, voire à des pénuries qui pourraient avoir des conséquences sur l'approvisionnement à la pompe, sur la chaîne alimentaire, sur les transports et sur l'ensemble de la production industrielle ? Pour Dennis Meadows, principal auteur du fameux rapport du Club de Rome Limits to Growth paru en 1972, "nous avons construit un système fondé sur l'assomption de ressources illimitées, et nous commençons à être confrontés aux premières pannes d'approvisionnement, sans vraiment encore prendre la mesure de la dépendance de nos sociétés à l'énergie. A ce stade, nous avons rassemblé suffisamment de données. Maintenant il faut agir".

 

 

Il est donc important d'économiser l'énergie en isolant nos logements, en abandonnant nos véhicules personnels pour les transports en commun ou les modes doux...

Pour toutes les solutions, téléphonez à l'Espace Info Energie 05.55.14.88.42

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Publié par Conseiller Energie LNE
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