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Maison de la Nature

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 12:01

images-copie-1Dans un nouvel avis technique publié en Juillet, l’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie (ADEME) revient sur les points forts et les points faibles des Pompes A Chaleur (PAC).


En premier lieu, elle rappelle qu’en fonctionnement, une PAC coûte entre 3 et 7 €/m² par an pour le chauffage et l'eau chaude sanitaire hors abonnement d'électricité. L’investissement initial se situe quant à lui autour de 10 000€ en moyenne hors maintenance (entre 150 et 250€/an) pour une PAC aérothermique pose comprise pour 100m². La technologie issue des années 80 est aujourd’hui considérée comme mature et fiable. Certaines machines présentent un COP supérieur à 5 grâce notamment au développement de compresseurs à vitesse variable qui permettent de limiter les consommations d’électricité.


Le principal point fort est qu’un PAC puise une partie de son énergie dans des sources renouvelables (l'air, l'eau ou le sol). Une grande part de la production de chaleur et/ou d’eau chaude fournie par la PAC (en moyenne de l'ordre de 60%) est donc d'origine renouvelable.  Les 40% restant proviennent quant à eux de l'énergie nécessaire au fonctionnement du compresseur (électricité, gaz naturel) pas nécessairement d’origine renouvelable. Les sources d’énergie peuvent être diversifiées (eau, air, sol, air vicié, eaux usées), on peut avoir recours à différents types d'émetteurs (ventilo-convecteurs, radiateurs, planchers chauffants) et les usages peuvent être multiple (chauffage et/ou eau chaude sanitaire et climatisation pour les versions réversibles). C’est par conséquent, une technologie adaptable à de nombreuses configurations, sans pour autant être adaptée à toutes les situations. 

 

L’ADEME pointe néanmoins que les performances d’une PAC sont très dépendantes de la qualité d’installation et d’exploitation. Premièrement, il ne faut pas uniquement se référer au COP, mesuré en laboratoire dans des conditions stabilisées. Plusieurs facteurs peuvent avoir un impact significatif sur l'efficacité saisonnière de l’équipement. C'est le cas en particulier de la variation des conditions extérieures (par exemple, de la température pour les PAC aérothermiques). Typiquement une PAC air/air et air/eau seront de moins en moins efficaces à mesure que la température extérieure de l’air diminue. Les PAC sol/eau ou eau/eau sont moins assujetties à ces variations puisqu'elles travaillent avec des médians dont la température est beaucoup plus stable au cours de l’année. Par ailleurs, un surdimensionnement de la puissance de la PAC par rapport aux besoins de chauffage multiplie les cycles marche/arrêt, entraînant une surconsommation d'électricité par rapport à un régime stable et une usure prématurée de la PAC. Les PAC aérothermiques, installées en extérieur, peuvent également générer des nuisances sonores auprès du voisinage. Il existe des règles d’installation simples permettant d’éviter ces nuisances. Des nuisances esthétiques peuvent également poser problème (PAC air/air ou air/eau).


"L’ADEME préconise de choisir des machines présentant un coefficient de performance minimum de 3,5 sur énergie finale et répondant à la marque NF PAC. Par ailleurs, les pompes à chaleur utilisant des fluides frigorigènes à faible Pouvoir de Réchauffement Global (PRG) comme les fluides naturels (CO2 par exemple) sont à favoriser. Enfin, la pompe à chaleur doit être correctement dimensionnée et mise en œuvre par des installateurs qualifiés, préférentiellement titulaires d'une qualification porteuse de la mention "Reconnu Grenelle Environnement".

Il ne s'agit néanmoins que d'une solution parmi d'autres, qui n'est pas nécessairement adaptée à toutes les situations. Seule une étude thermique sérieuse peut valider ou non l'intérêt d'une PAC dans une situation donnée, en vérifiant en particulier que les déperditions thermiques du bâtiment ne sont pas trop élevées. Dans tous les cas, et comme pour tout système de chauffage, l'ADEME préconise en premier lieu de réduire au maximum les besoins de chauffage en veillant à la qualité d'isolation thermique du bâtiment (murs, toiture, combles, fenêtres, …) et à son exposition."


Un nouveau concept développé par Bernier Energies pourrait par exemple venir contrer les inconvénients des PAC air/air et air/eau sur la stabilité de fourniture énergétique annuelle ainsi que la réticence des particuliers à creuser dans leur jardin pour installer une géothermie : la cloture énergétique. L’originalité de ce procédé réside dans l’utilisation de la clôture comme source de chaleur du chauffage. Les deux faces de la clôture sont soumises directement au rayonnement solaire et à la convection du vent. Ce mode de captage fournit alors une énergie renouvelable non intermittente, qui produit jour et nuit et en toute saison de la chaleur via la PAC. Le système fonctionne jusqu’à une température de -15 °C extérieur selon l’inventeur et le dégivrage est assuré par la pluie ou le soleil. Silencieuse au niveau du captage, la clôture s’adapte aux PAC géothermiques existantes et peut renforcer ou corriger un captage géothermique déjà en place sur maison individuelle neuve ou en rénovation.

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Publié par Conseiller Energie LNE
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