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Maison de la Nature

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 15:56

BBC.jpegEn 2011, Promotelec a labellisé 32 000 logements et en a suivi près de 80 000 au total. Ce qui lui permet d'analyser les évolutions de la construction de niveau BBC-Effinergie sur l’ensemble du territoire. Cette année, entre fin 2011 et juin 2012, le nombre de maisons individuelles et de logements collectifs qui ont obtenu le label BBC a doublé en rénovation, passant respectivement de 60 à 120 et de 38 (soit 3.286 logements) à 81 opérations (soit 7.029 logements).

 


Néanmoins, le label ne représente toujours que 10% des permis de construire en habitat individuel (37% en collectif) et concerne à 43% des maisons disposant d’une surface habitable supérieure à 135 m² (contre 100 m² en moyenne). Il s’agit donc plutôt encore d’un marché haut de gamme malgré l’entrée en vigueur au 1er Janvier de la RT 2012.

 

 

Systèmes de chauffages et modes constructifs en logement individuel

 


La brique isolante et le parpaing continuent d’être les modes constructifs les plus utilisés (respectivement 38 et 35%), suivis de l’ossature bois (9%) et de la brique classique (8%). L’isolation par l’intérieur reste largement dominante (81%) malgré sa moindre efficacité globale notamment sur le traitement des ponts thermiques. Du côté des menuiseries, le PVC domine avec une pénétration de près de 67%.

 


Pour le chauffage, les solutions Pompes A Chaleur (PAC) sont majoritaires avec 41,6%, puis le gaz avec 37,2%. Compte tenu de la réglementation qui indique les consommations en énergie primaire, l’électricité s’efface globalement avec une part à 9,2% (multiplication des consommations par 2,58). Le plancher chauffant à eau est plébiscité dans près de la moitié des cas contre 27,1% pour les radiateurs à eau. Le recours au photovoltaïque n’équipe que 3,5% des maisons individuelles BBC et la ventilation double flux émerge avec 11,2% du marché. La ventilation hygro B reste majoritaire.

 


Promotelec en conclut « qu’en  dépit des aides publiques (crédit d’impôt, PTZ+), le BBC n’a pas trouvé sa place dans la maison individuelle ». Sur le plan technique, l’association estime que la PAC présente le meilleur rapport consommation d’énergie/faible émissions de CO2, mais elle précise aussi que le système reste cher.


 

Etude sur les déconvenues en BBC

 


En parallèle de ces observations, le programme « Règles de l’art Grenelle Environnement 2012 » (Rage), publiera fin Juillet les résultats d’une étude sur les principales pathologies des bâtiments BBC qui seront généralisés d’ici 2013 afin de revoir l’ensemble des règles de construction et de les adapter aux nouvelles exigences de performance énergétique.  


211 opérations neuves ou rénovées sur tout le territoire français, représentatives des différentes typologies de bâtiments BBC (tertiaire, logement collectif, maison individuelle), labellisées ou non BBC Effinergie ont été passé à la loupe.


« Les résultats de cette étude n’ont aucune valeur statistique », insiste Marc Ducourneau, directeur général de l’AQC. « On découvre peu de risques nouveaux, mais les désordres déjà constatés sur les constructions classiques se trouvent amplifiés quand il s’agit de BBC. »


Le séchage du bâtiment en phase de chantier, après le coulage de chapes par exemple, apparaît ainsi comme une des principales difficultés avec l’étanchéité à l’air accrue des bâtiments. Conséquence : une forte condensation entraînant des moisissures, des taches, la déformation des menuiseries et des retards dans les différentes phases de second œuvre. La solution apportée par certains acteurs est la mise en place de déshumidificateurs ou de VMC provisoire.


Deuxième problème de taille, le confort d’été malgré l’outil réglementaire de Température intérieure Conventionnelle (Tic). Dans les bâtiments BBC, les déperditions hivernales sont réduites au minimum et maitrisées. Mais l’absence de protections solaires ou un mauvais usage de ces dernières, ou encore une mauvaise prise en compte des apports thermiques internes lors de la conception du logement engendrent des inconforts estivaux et ce dans toutes les régions et quels que soient les matériaux utilisés. Il est ainsi très important d’analyser et de réfléchir dès les plans à l’implantation, l’orientation et la conception du bâtiment.


Le mauvais positionnement des VMC double flux (dans des combles non isolés par exemple), peut également être facteur d’inconfort estival. Ces dernières posent également des problèmes de bruit dues à une isolation acoustique accrue vis-à-vis de l’extérieur. Cela fait ressortir des nuisances sonores internes. Enfin, si elles sont mal posées les conséquences sanitaires dans un bâtiment étanche à l’air peuvent également être notables. Ainsi, des bouches d’insufflation mal positionnées ne permettent pas le renouvellement d’air au fond des pièces, et si les portes ne sont pas détalonnées (portes acoustiques par exemple), la circulation d’air entre les pièces par balayage devient impossible. Autre défaut rencontré : des bouches d’insufflation installées au-dessus des portes ou à côté des bouches d’extraction qui ne permettent pas le renouvellement d’air car l’air neuf est immédiatement rejeté. Par ailleurs, les blocs moteurs sont parfois placés dans des lieux inaccessibles qui ne facilitent pas la maintenance et le changement des filtres. Quant aux opérations de rénovation visitées,  elles montrent la difficulté à installer des réseaux aérauliques dans des volumes qui n’ont pas été prévus pour les accueillir.


Concernant l’étanchéité à l’air, l’étude pointe des défauts de conception et de mise en œuvre. Ainsi, le nombre de traversées de l’enveloppe par des canalisations est à limiter dès la conception quelles soient horizontales (électricité…) ou verticales (traversées de planchers par les conduits d’évacuation des fumées, d’eau…). « Enfin, souligne Marc Ducourneau, le maçon travaillant avec une tolérance de l’ordre du centimètre et le menuisier du millimètre, l’usage de mousse de polyuréthanne et de silicone est largement répandu pour combler ces différences. Or on ne peut pas compter sur ces matériaux pour réaliser l’étanchéité à l’air. Leur durabilité n’est pas assurée.»


Par ailleurs, l’utilisation d’énergies renouvelables s’accompagne de la multiplication de sources de chaleur d’appoint pas toujours bien maîtrisée. Le solaire thermique par exemple souffre régulièrement d’un mauvais positionnement avec des difficultés d’accès pour l’entretien et la présence de masques. Quant au surdimensionnement des équipements, fréquent lorsque les besoins s’amenuisent, notamment en rénovation,  il est néfaste pour le bon fonctionnement des appareils. Utilisés à une puissance inférieure à leur capacité, ils sont soumis à des courts cycles participant à un encrassement prématuré, donc à leur dégradation et à une baisse de rendement.   

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Publié par Conseiller Energie LNE
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