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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 15:28

pilonne elecLe 19 Janvier 2012, RTE (Réseau Transport d’Electricité) a présenté le bilan électrique de la France pour l’année 2011. Un document riche à analyser et qui mérite d’être relayé.


Le premier point important est la baisse de 35 TWh (35 milliards de KWh) de la consommation électrique par rapport à 2010 soit 6,8% (l’équivalent de la production de 6 centrales nucléaires). Néanmoins, cette baisse est à relativiser au regard des températures clémentes de cet hiver et de la rudesse de l’hiver 2010. En effet, cette année a été la plus chaude depuis 1900 selon Météo France et un pic historique de consommation avait été atteint durant l’hiver 2010. La comparaison avec 2008 – 2009 n’implique alors plus qu’une réduction de 12 TWh, soit environ 3% qu’il faut par ailleurs relativiser par rapport à la crise économique. Dans ce contexte, il est délicat de juger de l’impact des politiques d’économie d’énergie.  


Deuxième point, la puissance installée augmente et atteint au 31 décembre 2011 126.460 MW (dont 63.130 MW de nucléaire). C'est 2.660 MW de plus qu'en 2010 (+2,2 %). Les secteurs en forte croissance sont le photovoltaïque (+153,8 % à 2.230 MW) et l'éolien (+15,2 % à 6.640 MW). Ces deux énergies renouvelables ont couvert environ 2,8% de la production annuelle.


Les installations thermiques à gaz progressent également de 5,3 % à 9.490 MW alors que celles au fioul diminuent de 0,8 % à 10.360MW. On observe ici que la puissance des centrales aux énergies fossiles gaz et fioul est deux fois plus importante que celle du photovoltaïque et de l’éolien cumulées. Néanmoins l’écart tant à se réduire puisque fin 2011, 2.160 MW de projets éoliens et 400 MW de projets photovoltaïques étaient dans la file d'attente RTE.

Cette année exceptionnellement chaude a eu d’autres conséquences inattendues comme la baisse de la production hydraulique (-25,6%) compensée par la disponibilité des centrales nucléaires.


Globalement, le recours à la production carbonée a été limité, note RTE, ce qui a entraîné une baisse de 19,8 % de la quantité de CO2 émise par le parc de production français. Les émissions restent cependant 5 fois plus importantes les mois d'hiver que les mois d'été en raison du fort recours aux moyens de production de pointe (centrales thermiques à combustible fossile).

 

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Publié par Conseiller Energie LNE
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