Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Partenaires

 

 

logo-action-climat.jpg


 

Votre Espace

INFO->ÉNERGIE

Maison de la Nature

11 rue Jauvion

87000 Limoges

05.55.14.88.42

eie-lne@orange.fr

24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 15:33

 

pilonne elecSelon un rapport de sénateurs publié le 18 Juillet dernier, la facture moyenne d'électricité d'un ménage français devrait s'alourdir de 50% d'ici à 2020 pour atteindre 1.307€ par an contre 874€ en 2011 (chauffage (23 %), eau chaude sanitaire (16 %), consommations spécifiques (éclairages, auxiliaires, électroménagers (61 %)). En cause ? Des investissements élevés des énergies renouvelables et ceux croissants de la filière électronucléaire.


Eclairer le débat national sur l’énergie prévu à l’automne sans l’ouvrir dès aujourd’hui, tel était l'objet de la commission d'enquête sénatoriale sur le coût réel de l'électricité.


Inscrit dans le prolongement du rapport de la Cour des comptes sur la filière nucléaire, l’exercice, complexe, devait chiffrer, mesurer, peser le coût des différentes sources d'énergie sans pour autant trancher sur les nombreuses incertitudes, variables notamment en fonction des sensibilités politiques.


Constat partagé : la fin d'une électricité bon marché. Trois scénarios de référence de mix électrique du futur ont été établis. Quoi qu’il en soit, les investissements à venir seront considérables. « On peut parler de 400 milliards d’euros à horizon de 20 ans », a souligné le rapporteur écologiste de cette commission, Jean Dessessard, lors d’une conférence de presse.


Les raisons d'une telle hausse


Aujourd'hui, le consommateur français bénéficie d'un tarif de l'électricité parmi les plus bas d'Europe. La raison ? Les "coûts immédiats modérés" du bouquet électrique, dans lequel le nucléaire représente plus de 70%. Or, le coût de cette électricité (49,5€/MWh) majoritairement nucléarisée ne prend pas en compte plusieurs paramètres : niveau de sûreté exigée après Fukushima (+4,7€/MWh selon la Cour des comptes), les taux d'utilisation des centrales, les coûts de démantèlement (estimés par la commission d'enquête à 2,46 €/MWh), la gestion des déchets (+0,19 €/MWh), la recherche publique (+7,11 €/MWh), les coûts publics pour la sécurité, la sûreté, la transparence (+0,56 €/MWh), l'assurance (+9,83 €/MWh), le taux d'actualisation qui passe de 5 % à 4 % (+0,40 €/MWh)… Si l'on fait l'addition (exercice auquel la commission d'enquête ne s'est pas risquée au vu des divergences de ses membres), le coût du mégawatt heure nucléaire passe à 75 € ! A cette somme, doivent encore être ajoutés le coût du stockage des matières radioactives et les externalités pour l'environnement, la santé humaine, qui ne sont pas chiffrables à l’heure actuelle.


Ainsi, en prenant en compte l'ensemble de ces paramètres, l'écart entre le coût du nucléaire et celui des énergies renouvelables est bien moins important. Le MWh de l'éolien terrestre coûte 82 € les premières années (tarifs d'achat) puis entre 28 € et 82 € selon les sites, celui de l'éolien offshore sera à 200 € en 2020 ; pour le photovoltaïque, il se situe entre 229 € (moyennes installations) et 370,6 € (petites installations). Des chiffres qui pourraient encore baisser : de nombreux experts prédisent une baisse des coûts dans les années à venir et la parité réseau pour les énergies renouvelables d’ici 2016.


Des investissements sur le réseau seront également nécessaires pour assurer la sécurité électrique, la performance mais aussi intégrer les énergies renouvelables (37% du total de la hausse prévue). RTE devrait investir 1,38 milliards d'euros en 2012 (contre 500 Mds € au début des années 2000) et 1,5 à 1,6 Mds € d'ici 2015. ERDF, qui a doublé ses investissements entre 2005 et 2012 (de1,5 à 3 Mds €) devrait débourser plus de 3,5 Mds €, pour la période 2013-2016.


28% de l’augmentation viendra également de la hausse de la CSPE (Contribution au Service Public d’Electricité) qui inclut notamment les tarifs d’achats subventionnés des énergies renouvelables.


Pour amortir le choc, les sénateurs en appellent à la responsabilité de chacun. Grâce auxéconomies d’énergie, le stockage d’électricité et les réseaux intelligents, la hausse pourrait être limitée.  Les EIE sont là pour vous en donner les clés.


De l’électricité à l’énergie


Cela sera d’autant plus vrai que si l’on considère l’énergie dans sa globalité (pas seulement l’électricité), la facture énergétique de la France a battu l’an passé un nouveau record en atteignant 61,4 milliards d'euros selon un rapport du ministère de l'écologie présenté jeudi 19 juillet. "A elle seule, la facture énergétique représente 88 % du déficit commercial de la France", souligne le Commissariat général au développement durable dans son "Bilan énergétique de la France pour 2011", 3,1% du PIB.


La faute à la hausse des cours du pétrole qui représente 82% de la facture devant le gaz à 19%. Les exportations d’électricité allègent quant à elles un peu la note (-4%). Tout cela alors même que la consommation a plongé : en 1973, la France importait 134,9 millions de tonnes d'or noir. En 2000, les importations étaient encore de 85,6 millions de tonnes. En 2011, on est tombé à 64,4 millions.

 

Partager cet article

Repost 0
Publié par Conseiller Energie LNE
commenter cet article

commentaires